Une aventure humaine :

Castel Roc propose davantage qu’un voyage dans un autre temps, il vous y offre un séjour, voire une vie. Les différentes facettes du projet touchent une quantité considérable de domaines. L’engouement de nombreuses personnes pour l’époque médiévale en général témoigne d’une aspiration à une expérience différente. Une ère épique est désormais à portée d’achèvement et il n’en tient qu’à nous tous de mener ce projet à bien.

La plupart des gens voient avant tout le Moyen Age comme une simple période de notre histoire, mais il serait tout aussi juste de la qualifier de mode de vie. Il n’est pas seulement question des contraintes matérielles, l’ère médiévale traîne dans son sillage un état d’esprit propre, se tournant vers d’autres contraintes. Dans l’ensemble, notre aspiration à l’immédiat est absente de cette mentalité. C’est toute la définition du temps qui est altérée, et en dehors de tout jugement, on peut supposer que cette perception se prête moins à la futilité.

Les castes et les institutions du Moyen Age sont souvent, dans la mentalité moderne, vues comme des cadres très stricts. Cependant, les structures complexes sont davantage le ressort de notre monde, et au moins à certains niveaux les esprits du Moyen Age sont moins tournés vers une hiérarchisation constante.

En somme, bien des aspects que nous ne considérons même plus consciemment tant ils nous paraissent évidents sont différents au Moyen Age. Tant au niveau de la culture du mythe, la courtoisie, la religiosité, la rigidité des structures, la morale et bien d’autres, le Moyen Age est plus qu’une autre époque, c’est un autre monde.

Bénévoles & salariés :

Les bénévoles du projet Castel Roc seront les premiers à se voir proposer des emplois quand le projet aura atteint un stade de développement suffisant. Ils se montreront de toute évidence les plus compétents et les mieux préparés. De plus, ils seront qualifiés par leur savoir acquis sur la ville et leur enthousiasme initial comme les plus aptes à faire vivre Castel Roc dans les meilleures conditions.

Le bénévolat dans le cadre de Castel Roc peut, étant données la complexité et l’envergure de cette aventure, revêtir bien des aspects différents. Certains se prêteront au conseil sur des aspects qu’ils maîtrisent quand d’autres voudront prendre part plus concrètement au projet, aidant sur place à sa réalisation matérielle. La liste des talents recherchés ne sera jamais restrictive.

Les habitants salariés de Castel Roc seront bien sûr soumis aux mêmes restrictions que tout visiteur en ce qui concerne toute forme d’objets anachronique. Il sera formellement interdit d’arborer des montres visibles, des appareils photo, des caméras ou tout autre gadget n’ayant pas sa place dans un contexte médiéval. De même, leur langage sera préférablement adapté au contexte, se voulant éviter toute référence linguistique ou culturelle à notre époque. D’une façon générale, ils seront les premiers sollicités pour garantir une ambiance crédible au sein du domaine.

Les salaires seront fixes pour tous. Les emplois conférés dépendront avant tout des compétences, des métiers requis et des souhaits du salarié. Les artisans spécialisés comme les forgerons et les boulangers se verront attribuer d’emblée un commerce lié à leur activité. Les salariés ne jouissant pas d’une formation pourront changer régulièrement de labeur parmi les travaux communs comme la garde, les entretiens divers, travaux des champs, les animations ou encore le travail de page ou crieur public.

Tous les salariés seront logés dans la ville. Une partie de leur demeure leur sera attribuée après chaque année passée à Castel Roc. A terme, ils deviendront donc propriétaires de leur logis, ce qui constitue, a fortiori si le terrain prend de la valeur, un intéressement peu négligeable. En sus, le rythme d’appropriation sera fixé à l’avance et ne fluctuera pas avec les possibles augmentations des prix sur l’ensemble des demeures du domaine.

Visiteurs :

En plus des habitants permanents de Castel Roc, la structure sera prévue pour permettre aux visiteurs de s’intégrer et de venir profiter de l’ambiance du domaine. Il leur sera bien sûr demandé de s’engager à suivre les mêmes règles que toute personne pénétrant dans Castel Roc, notamment sur les appareils technologiques (pas d’appareils photo, caméscopes, montres visibles, cigarettes, etc.). Le personnel de l’accueil exposera aux visiteurs la liste de ces nombreuses contraintes qui feront la richesse de l’atmosphère de la ville.

Les visiteurs, dits « pèlerins », seront aisément reconnaissables car ils se verront distribuer d’amples robes de voyageurs couvrant leurs vêtements contemporains, et leurs chaussures seront recouvertes de toiles légères. Ainsi, il ne sera pas nécessaire de prévoir une tenue particulière pour venir visiter Castel Roc.

Cette apparence homogénéisée des visiteurs permet de les identifier rapidement. Pour garantir une qualité de vie optimale aux résidents permanents, les pèlerins se verront interdits d’accès à certains quartiers essentiellement résidentiels ne présentant qu’un faible intérêt pour eux. En revanche, tous les quartiers marchands, publics, animés et pittoresques de la ville leur seront ouverts.

Ils pourront changer en entrant leurs devises contre la monnaie locale et ainsi se nourrir et se livrer au négoce au cœur même de la ville. La visite la plus simple, ne comprenant que le coût de l’entrée et éventuellement la plus modeste restauration dans une taverne populaire, sera à la portée de tous, de l’étudiant passionné au curieux.

Mais à celui qui souhaite profiter de tous les aspects du domaine seront proposés de nombreux services. Un guide pourra lui faire admirer la ville sous un angle particulier, qu’il soit historique, humain ou artistique. Un scribe pourra le suivre pour relater ses pérégrinations dans un livre richement enluminé que le visiteur emportera. Son portrait au pied de monuments sera peint pour immortaliser sa venue. Il pourra louer des suites luxueuses pour y séjourner, servi comme un prince ne devant manquer de rien.

Au sujet de ce que Castel Roc propose au pèlerin au-delà de la simple promenade, voyez également la section ci-dessous.

Animations & ambiance :

Un visiteur (dit « pèlerin ») souhaitant participer à la vie de Castel Roc se verra proposer un forfait spécial, selon la durée de son séjour. Ces places spéciales seront à réserver à l’avance et limitées en nombre. Le pèlerin choisissant cette option se verra remettre un signe de reconnaissance en la présence d’un blason cousu sur sa tunique ou d’un pendentif visible de tous, et qui lui donnera de grandes chances d’être davantage impliqué dans l’ambiance de la ville.

Aux habitants salariés du domaine, en particulier ceux dont la tâche est publique, sera demandée une attention particulière à ces visiteurs, afin de leur fournir une visite plus riche qu’un simple survol. Un amuseur public les désignera de préférence pour une démonstration nécessitant de « courageux volontaires », ou bien le marchand sera davantage enclin à leur montrer les ficelles de son métier. Ils en ressortiront donc avec une expérience plus vivante qu’une simple visite.

Pour ceux que l’aventure et l’interactivité tentent, de véritables animations. Ces places seront encore moins nombreuses et la réservation à l’avance s’imposera également. Des équipes d’animateurs professionnels encadreront le pèlerin pour lui faire vivre une aventure hors du commun dans les murs de la ville. Un catalogue d’animations spécifiques sera mis en place, présentant divers scénarios possibles. Dès lors, le pèlerin sera plongé dans une affaire complexe et il aura à en déterminer la progression par ses actes.

Il sera même permis de proposer sa propre animation. Ce scénario personnalisé sera confié à des animateurs afin qu’ils le valident et l’étoffent et le pèlerin pourra dans un cadre authentique vivre l’aventure dont il rêve.

Exemple d’animation : Un visiteur, Baptiste, a réservé une journée à Castel Roc mais souhaitait quelque chose de spécial. Il a donc choisi de vivre un des scénarios que Castel Roc propose.

Arrivé en ville, Baptiste n’a qu’une information sur ce qui l’attend. En tant que voyageur de prestige, on lui a très fortement conseillé de visiter l’auberge la plus luxueuse, la seule qui puisse seoir à un individu de son rang. Après avoir flâné un temps dans les rues principales, profitant du décor, il se rend en ce fameux lieu pour assouvir une fringale naissante. Le personnel lui réserve un accueil chaleureux et respectueux, et son repas se déroule à merveille jusqu’au dessert.

Vers la fin de son festin, une femme visiblement pressée le bouscule en courant, mais s’empresse de lui présenter ses excuses les plus plates. Repu et compatissant, Baptiste lui affirme avec le sourire qu’il n’y aucun mal. La femme soucieuse insiste pourtant, et il s’enquiert de son tracas. Elle affirme que rien ne la perturbe mais son attitude affirme le contraire. Après avoir promptement nié, elle repart plus vite encore mais lui chuchote à l’oreille de la retrouver devant l’établissement peu après.

Devant l’auberge, Baptiste retrouve la jeune femme, visiblement soulagée de sa présence. Elle s’excuse encore pour sa maladresse feinte et son audace mais avoue que lui seul peut l’aider. Elle n’est sûre de personne dans cette ville, et la venue de cet étranger lui a redonné un dernier espoir.

Elle explique à notre héros sa troublante situation. Son père, un riche marchand de bonne réputation, souhaite la marier pour asseoir ses plans commerciaux. La jeune fille n’ose pas contredire les volontés de son père mais elle aimerait qu’il sache qu’elle n’a de cœur que pour le fils du tanneur, et qu’être porté loin de lui serait un déchirement. Baptiste accepte donc de convaincre le père par tous les moyens, désireux d’aider cette pauvre dame. Mais cela ne lui explique pas sa méfiance envers les habitants de la ville.

Baptiste se rend donc chez le riche marchand pour lui parler de la situation. Dans le luxe de son logis, le riche boutiquier se montre très attentif. Mais même si sa fille compte beaucoup à ses yeux, l’homme admet qu’il a les mains liées. Il a reçu des pressions de cette famille, et confier la main de sa fille à leur descendant fait partie de leurs exigences, pour assurer bonne réputation à leur négoce. Leurs desseins ne sont pas connus mais leur ambition est débordante. Les hommes de main de cette famille veillent un peu partout et la discrétion est de mise. Le seul indice est leur blason.

En sortant de la demeure cossue, Baptiste rencontre un homme essoufflé qui dit l’avoir cherché partout. Il avait été mandaté par un lointain parent pour le recevoir dès l’entrée de la ville mais il a fait un mauvaise rencontre. Des hommes patibulaires vêtus de noir l’ont capturé pour le menacer. Notre héros n’est qu’au début de son aventure.

A partir de ce point, de nombreuses possibilités se présenteront à Baptiste. Il pourra informer la demoiselle de sa découverte, enquêter sur les motivations de cette famille tentaculaire, déjouer ce mariage forcé, défier en duel un notable corrompu, menacer les chanteurs de dénoncer leur manège en se liant de sympathie avec d’importants personnage de la garde, comprendre le lien entre son guide et ses nouveaux ennemis, convaincre d’autres marchands menacés de se liguer, berner ses opposants de mille façons ou parler aux habitants de la ville pour en savoir plus, la plupart desquels malheureusement ne sauront rien des obscurs complots se tramant parfois dans l’ombre, mais pour sûr, ces quelques questions curieuses viendront nourrir les rumeurs échangées au coin des conversations, alimentant les légendes de Castel Roc.



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